Après avoir battu Roger Federer la veille, Gilles Simon s'est qualifié pour les quarts de finale du Masters Series canadien en dominant Jose Acasuso (6-3, 6-4). Le natif de Nice disputera un billet pour le dernier carré à Marin Cilic, qui a pris le meilleur sur Andy Roddick (6-4, 4-6, 6-4). Autre qualifié pour les quarts : Novak Djokovic, le tenant du titre, victorieux de Robin Soderling (6-4, 6-4). L'Ecossais Andy Murray a souffert mais il est tout de même venu à bout du Suisse Stanisclas Wawrinka (6-2, 0-6, 6-4).
Faire tomber le "Roi" Roger, même vascillant, vous confère un nouveau statut. Surtout le lendemain d'une telle victoire. Il faut donc supporter la pression qui va avec. Ce que Gilles Simon a fait, parfois avec difficulté dans le premier set, mais sans en avoir l'impression : «Je ne sentais vraiment pas de pression pour ce match, assure le Français. Après avoir battu Federer, on pense qu'on peut battre n'importe qui. C'est grâce à cela que j'ai joué un bon match aujourd'hui, avec mon tennis et ma confiance». Malgré quelques fautes directes malvenues, une stratégie de filière pas toujours opportune, Simon a assuré l'essentiel face à Jose Acasuso, dans une rencontre peu rythmée. Et tellement importante : «Si tu bats Roger et tu perds le match suivant, ce n'est pas pareil, estime-t-il. Si je suis toujours dans le tournoi, je continue de rêver».
Simon face à Cilic, duel d'invités-surprises
Le Niçois a su se montrer plus solide que l'Argentin quand il a fallu écarter des balles de break (7/7), ou à l'inverse en convertir : une par set, pour creuser l'écart dans le premier (6-3), puis pour servir pour le gain du match dans le deuxième (6-4). «C'est ma huitième victoire d'affilée. C'est la première fois que ça m'arrive, c'est vraiment bien pour moi. Je me sens fatigué, mais je suppose qu'on ne peut pas gagner huit matches d'affilée sans être fatigué à la fin», analyse Simon, qui affrontera Marin Cilic au prochain tour. Comme le Tricolore, le Croate a rayé une tête de série du tableau, en éliminant Andy Roddick (n°6) en trois sets. Une petite surprise, qui montre encore que le retour à la compétition des cadors n'est pas de tout repos.
Cilic, qui prend part à son premier Masters canadien, a donc battu le triple finaliste (2002, 203, 2004) et ancien vainqueur (2003) du tournoi, Roddick. La recette de son succès : une meilleure relance dans le premier set, où le Croate a su contrer les assauts de son adversaire. Breaké, il a récupéré sa mise en jeu et a de nouveau fait craquer Roddick sur son service (6-4). L'Américain lui a rendu la pareille dans la deuxième manche (6-4, 4-6), avant que l'expérience et les nerfs ne jouent leur rôle de facteur X. À l'avantage de Cilic. Il s'est procuré la seule balle de break du troisième set, qu'il n'a pas loupée (6-4, 4-6, 6-4). La logique hiérarchique a en revanche été respectée entre Novak Djokovic et Robin Söderling. En dépit de quelques points accrochés, le n°3 mondial a battu le Suédois en se contentant d'un break par manche (6-4, 6-4).